Un arbre flamboyant sous toutes les coutures

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Un jour fêté, le lendemain brûlé, toujours dans la joie. © D. Betsch
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Saviez-vous qu’à l’origine, le sapin de Noël était suspendu à une poutre du plafond avant de se retrouver les pieds sur terre dans le salon ? Mais ce n’est pas tout.

After bien arrosé

Avant, il y a le temps de… l’Avent. Décorations et illuminations préparent l’arrivée du temps fort du calendrier chrétien. En contrepoint de cette période, vient un rite typiquement alsacien afin de clore en beauté le temps de la Nativité. Il s’agit de la crémation des sapins de Noël, une tradition haute en couleur qui ne manque pas de panache. Les arbres sont déposés sur la place du village et on brûle le tout pour un grand feu de joie convivial.
Un baroud d’honneur auquel se joignent les associations du village et les amicales des sapeurs-pompiers qui viennent allumer le feu aussi à leur façon, non pas sur une scène de spectacle derrière des enceintes carburant aux décibels mais en proposant du vin chaud d’Alsace et du chocolat.

Cérémonie de crémation à laquelle on participera à la fois enthousiaste et le cœur serré car elle signifie la fin des réjouissances de Noël sur fond de purification symbolique de l’année consumée, avant de repartir du bon pied vers l’année nouvelle.

Battle teuton

1521, sélestatEt voici une légende germanique peu connue côté gaulois où l’on apprend que le sapin doit son statut royal à une victoire aux points remportée sur ses congénères de la forêt.
Ça se passe au 7e siècle, en Allemagne, quand un moine évangélisateur du nom de saint Boniface décide de convaincre les druides germains que le chêne, révéré par ces derniers, n’est pas un arbre sacré.

Joignant le geste à la parole, il en fait abattre un spécimen de taille et de corpulence respectable qui, en tombant, écrase tous les arbres sur son passage sauf un jeune sapin qui demeure frais et guilleret au milieu de l’hécatombe. Il n’en faut pas plus pour que le moine inspiré attribue cet effet du hasard à un miracle.

Le sapin de Noël, c’est le plus fort, le sapin est immortel ! Et de décréter que désormais cet arbre serait baptisé « arbre de l’Enfant-Jésus ». Depuis, en Allemagne, on plante de jeunes sapins pour fêter la naissance du Christ.


Focus

La tête en l’air

sapin saint georges Saviez-vous qu’à l’origine, le sapin de Noël était suspendu à une poutre du plafond avant de se retrouver les pieds sur terre dans le salon ? Mais ce n’est pas tout. Il existe aussi, dans des croyances très anciennes (Inde védique, Laponie), une tradition de l’arbre renversé. En effet, si la symbolique de l’arbre est celle d’une plante qui s’élève depuis les pesanteurs terrestres jusqu’aux sphères célestes, ce même arbre inversé aura pour effet de faire descendre chez les hommes la vie venue du ciel. Tout est bon à prendre !