Le « Schlumpf », une cité vivante à la gloire de l’auto

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La plus belle ligne de départ de voitures de course jamais réunies sur une seule piste. © C. Recoura
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Ils sont fiers, les Alsaciens, de savoir que le plus grand musée automobile du monde se trouve dans leur région. Avec la venue de l’hiver, on prendra le temps de déambuler dans les espaces immenses qui racontent la fabuleuse histoire de la plus belle conquête (sur roues) de l’homme.

Surnommé « le Schlumpf » ou encore « le Louvre de l’automobile », le site qui s’étend sur 25 000 m2 accueille le visiteur au pied d’un mur géant survolé par une nuée de voitures fichées dans sa paroi. Un avant-goût de la phénoménale aventure qui s’est déroulée ici, saga à laquelle reste attaché le nom de la famille Schlumpf, riches industriels du textile. Et l’histoire ne le cède en rien à des légendes portées au cinéma comme celles de Citizen Kane ou de Gatsby le Magnifique.
A l’origine, ce sont deux frères, Hans et Fritz, qui rachètent en 1957 une ancienne filature de laine mulhousienne pour faire prospérer l’entreprise familiale. Mais le second est dévoré par une passion, celle des voitures anciennes. Lui-même fou du volant, il fait l’acquisition, en secret, à coups de millions de francs, de marques prestigieuses en Europe et en Amérique. L’ampleur de la collection dépasse l’imagination. Et c’est dans l’ancienne filature à l’architecture typique du 19e siècle que sera installée la collection de 437 voitures de 97 marques différentes.

Le peuple en voiture de riche

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Les plus belles voiture du monde trônant dans une
ancienne filature mulhousienne. © C. Recoura

La caverne de cet Ali Baba alsacien fait parler d’elle et le scandale éclate quand l’existence du très confidentiel « Musée Schlumpf » est révélée alors que la maison est en faillite. En l’absence de repreneur, les deux frères laissent en plan les somptueuses Européennes et Américaines rutilantes et chromées et se réfugient à Bâle pour ne plus remettre les pieds en France.
Les ouvriers livrés à eux-mêmes reprennent le musée en main et le rebaptisent « Musée des Travailleurs » en 1977. L’ouverture au public de ce qui deviendra le Musée National de l’Automobile aura lieu un 10 juillet 1982.
Le site ne cesse de s’agrandir et une nouvelle vie est insufflée dans ses espaces prestigieux où paradent des modèles exceptionnels.
Côté événements, dès que le calendrier renoue avec la belle saison, les rendez-vous se succèdent avec un point d’orgue en été. Le public est de la partie et se voit proposer de vivre des expériences hors du commun comme entrer dans la peau d’un pilote de voiture de collection ou y monter comme passager. La légende automobile enfin à la portée du peuple !

Répliques historiques

© C. Recoura

© C. Recoura

La piste d’évolution de la Cité de l’Automobile a su accueillir des répliques de chefs-d’œuvre de la mécanique qui ont marqué l’histoire de l’industrie automobile. En premier lieu, celle du Fardier de Cugnot qui fut le premier véhicule autotracté de l’histoire. Un hôte exceptionnel baptisé au 18e siècle « Chariot à feu » car il était propulsé par une machine à vapeur. Son inventeur, l’ingénieur militaire Nicolas-Joseph Cugnot, voulait l’employer à la traction des canons en lieu et place de la traction hippomobile. Le spectacle, avec chauffeurs en costumes d’époque, fut au rendez-vous avec force pétarades et panaches de fumée devant un public ravi par le phénomène venu d’un autre âge.

Autre reconstitution, celle de la légendaire voiture surnommée « Jamais contente ». Taillée pour les records, elle entra dans la légende le 29 avril 1899 en couvrant la distance d’un kilomètre en 34 secondes. Soit une vitesse de 105,875 km/h. La barre mythique des 100 km/h était franchie. Boulimique de records, elle sut se distinguer, avec sa carrosserie en forme d’obus roulant que l’on croirait sortie d’un vieux film d’anticipation signé Fritz Lang ! Sa propulsion électrique atteste du génie des techniciens de l’époque alors que le moteur à explosion n’avait pas encore imposé sa loi.

Entrée libre – Plateau

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Focus

Tunning à donf

Ça ne se passe pas que dans les films et ici tout un chacun peut à certaines dates assister à ces rodéos mécanisés que l’on vous présente en général sur fond d’arrière banlieue désertifiée ou de ghetto investi par les fumeurs de crack. A Mulhouse, les familles peuvent venir admirer des parades de 300 véhicules customisés et méchamment carrossés pour un show exceptionnel. Les engins rutilants arborent un luxe voyant et sans complexe dégageant puissance et originalité. Au programme, le « stunt », suite d’acrobaties sur une, deux ou quatre roues. La mode vient des USA de même que celle du « wheeling » ou l’art d’écumer de longues distances sur la roue arrière de sa moto. Adrénaline (faut-il le préciser) garantie.